Publié le 31 Janvier 2011

Lorsque à mon réveil , le rêve de Mai se sera dissipé alors je saurais que je viens de tourner une page et que Février est arrivé... L'appel des semis se fait intense... moi qui m'étais bien promise de diminuer le nombre de caissettes bien enlignés sous les néons...Saurais-je résister aux catalogues de semences entassés sur une table de chevet..Quoi qu'il en soit,  il reste encore quelques heures, quelques images de mai ........certains plus tenaces... qui invitent à la mémoire et au souvenir.

 

Le myosotis, « herbe d'amour» rare sont

les fleursimg 4711 parées de noms aussi poétiques que le myosotis.

Si son nom, dérivé du grec signifie « oreille de souris« en raison de la forme de ses feuilles, il bénéficie aussi de très belles appellations  telles que « aimez-moi, « plus-je-te-vois-plus je t'aime« ou « ne m'oubliez pas ! ( Forget me not)

 

 

 

 

PLusieurs légendes sont attachés à cette plante. Selon l'une d'elles, une fleur de myosotis aurait eu jadis la propriété d'indiquer à celui qui la détenait l'entrée d'un château  où était caché un immmense trésor. Un homme découvrit ces richesses, dont il remplit ses poches, mais, dans son éblouissement, il oublia la fleur derrière lui. Laquelle lui rappela son ingratitude par les mots: Ne m'oubliez pas, qui parvinrent à son oreille...

référence: Encyclopédie des symboles

 

Ici, impossible de les oublier elles se faufilles partout...

 

 

Venez, Ô dieux de l'Olympe,

venez recevoir l'hommage printanier de ces violettes,

tressées en courronnes(...):

car, toutes brillante, la fête appelle le poète

lorsque les saisons aux voiles de pourpre

rouvrent leur demeure fermée

lorsque le printemps embaumé

ranime la fraîcheur divine des plantes

 

                                                             Pindare

 

La vie  reprend, le pouls de la terre bat à tout rompre... on assiste à chaque cliquement des yeux, à chaque allée et retour  des sentiers au miraculeux spectacle de la renaissance de la nature. Dans la douceur de l'air réchauffée, une éclosion de couleurs , une victoire sur la mort...

 

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Un rapport de force s'intalle entres elles... certaines ont pris de la maturité  durant le repos hivernal... On joue à « j'ai grandi plus que toi...dit: la lysimachia nummularia aurea.» et  l'heuchera america de lui répondre » comme je suis heureuse que tu m'es tenue les racines au chaud  l'hiver durant.

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Je suis de ce type de jardinière qui préfère les plantes dans un ensemble , des tableaux vivants.... et certains... certaines années nous élèvent le coeur et l'âme l'instant d'un regard, des tableaux éphémères ... qui dure un temps.... ce temps sur lequel je n'ai aucun pouvoir.... le temps de la floraison....toujours trop court...  Heureusement , elles nous proposent de nous arrêter , de figer ce temps afin de regarder ces fragments de beauté qui se trouvent là à nos pieds et qui ne demandent qu'à être regardé.

 

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                                                                                Sculpture:   La famille inachevée

                                                                                 Par:             Jacques Pelletier

                                                                                 Médium:     Stéatite Abitibienne

                                                                                 Technique: Taille directe

 

 

                                        


IL faut penser au peintre japonais qui regarde une fleur pendant trois mois et la cerne en quelques secondes.

 

                                      Serge Gainsbourg
                                                                                                                        

 


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Publié le 25 Janvier 2011

 Presque jour pour jour, seul le mois et l'année diffèrent.....l'histoire se répète

 

Encore quelques jours et mai 2010 ne sera plus... enfouie sous les nouveaux flocons tombés de cette  nuit du 26 janvier 2011. Le mois  des lilas aura été consacré à la restauration des sentiers d'une part, à la remise presque à neuf du jardin du feu et à beaucoup de déménagement et de remaniement de plates bandes...  Un jardin n’est jamais fini…. heureusement pour nous....

 

Assis paisiblement, sans rien faire,

Le printemps vient, et l’herbe croît d’elle –même

                                                                Poème zen

 

Beaux et tristes souvenirs

S’entrecroisent

Dans les plis des rides

                           Jacques P.

 

de la terre...................

 

 

 Petit à petit la pouponnière lâche prise sur ses petits issus de semis ayant suffisamment grandi et trouvent leur  niche bien à eux faisant  ainsi place à quelques légumes qui eux à leur tour viendront nicher dans notre assiette...

 

 

Mai est le mois ou les jeux de dégradé de verts sont à leur meilleur.. Où les plantes les plus simples  ont l'air de vedette exotique  

 

img 4710

 

 C'Est aussi le mois où les géantes sortent de terre à une allure incroyable et rivalisent avec les « herbes indésirables » et ...indésirées .  Plus que jamais celui  où la joie déborde et s'éclate...   Il y a quatres saisons et trois  3 sortes de plantes.... celles quinourisssent l'homme depuis qu'il a inventé l'agriculture, celles que nous maudissons lorsqu'elles croissent où il ne faudraient pas ( les indésirables ) et les autres ceux qui peuvent bien pousser où cela leur chante.... comme les myosostis au printemps................................................................................................................................................

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Les  matteuccias fougère-à-l'autruche (Matteuccia struthiopteris), ces beautés indigènes d'un vert si frais  à frondes lancéolées sont loin de faire les autruches....gorgées  de vie elles transpercent le sol pour rejoindre le soleil . Telles des virtuoses elles jouent de l'archet ..... dansent et se dandinent  avec elles  les feuilles de hostas qui se dresent, se déroulent, se tordent et font des saluts  au printemps.

 

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Histoire de la plante

 

La réputation de la tête de violon n’est plus à faire. Les Amérindiens en faisaient un régal printanier annuel. Et avec raison, car la tête de violon est riche en fer, en potassium, et en vitamines A et C. La littérature fait mention de grandes récoltes par les colons du Nouveau-Brunswick dès 1784. C’était d’ailleurs le seul légume vert disponible en grandes quantités à cette période de l’année. La coutume se répandit petit à petit à travers les autres provinces maritimes, en Nouvelle-Angleterre, au Québec et en Ontario et aujourd’hui la tête de violon est appréciée jusqu’au Japon et en Chine, mais encore peu en Europe.

La tête de violon fait l’objet d’une cueillette commerciale dans tout l’Est de l’Amérique du Nord depuis plusieurs années. Récemment, des cueillettes commerciales ont débuté en Ontario et en Colombie-Britannique et au Québec, où elle dépasse les cent tonnes métriques, et où elle ne cesse de croître.

Plusieurs centres de jardins l’offrent comme plante ornementale. Ces plantes ont généralement été prélevées en forêt. La fougère-à-l’autruche n’est pas en danger pour le moment, mais il va sans dire que le prélèvement des plants et la cueillette des crosses doit être fait de façon responsable.

Source: coureurs des bois

Tête de violon (Fougère-à-l’autruche)

Matteucia struthiopteris

Émission du 2 avril 2009

 

 

Les têtes de violon arrivent avec le printemps comme une bouffée d’air frais. C’est la première cueillette d’importance de la saison. Quand elles apparaissent, vertes et pleines de vie dans le décor encore gris de l’hiver qui disparaît, c’est l’annonce du premier festin de plantes sauvages !

Voir l'extrait

 

Ingrédients :
• 2 gousses d’ail
• 85 ml (1/ 3 de tasse) de vin blanc de cuisson
• 125 ml (1/2 de tasse) de crème 15%
• 50 têtes de violon cuites
• Écrevisses décortiquées du Lac Saint-Pierre (peuvent être remplacées par des crevettes)
• Linguini pour 4 personnes
• Fines rondelles d’oignons verts

Faites rôtir l’ail et versez le vin blanc. Laissez frémir avant d’ajouter la crème, puis les têtes de violon et les écrevisses. Ajoutez les pâtes et remuez. Servez immédiatement avec de fines rondelles d’oignons verts.

Apprêter la plante

 

 

La plante ne doit jamais être mangée crue. Santé Canada a émis un avertissement à ce sujet sans pour autant identifier la toxine qui peut être responsable de nausées, de maux de ventre et de diarrhée.

Bien que les cas d’intoxication soient peu nombreux, Santé Canada recommande de faire bouillir les têtes de violon 15 minutes, ou de les faire cuire à la vapeur 10 à 12 minutes avant de les servir.

Une autre méthode sécuritaire testée par plusieurs cueilleurs expérimentés consiste à laver les têtes de violon plusieurs fois, puis à les réfrigérer dans l’eau pendant 24 à 48 heures. Vous remarquerez que l’eau devient brune au bout de quelques heures. N’hésitez pas à la changer de temps en temps. Les toxines, si elles sont présentes, se dissolvent dans l’eau et les têtes de violon peuvent être cuites à la vapeur seulement 5 minutes, ce qui permet de les garder bien croquantes. Les recettes présentées dans l‘émission ont été faites selon cette méthode qui, bien qu’elle ne soit pas entérinée par Santé Canada, a prouvé son efficacité auprès des cueilleurs qui l’ont testée.

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Publié le 24 Janvier 2011

Le froid s’intensifie  , la région a même battu des records et atteint -50 degré la nuit passée…la preuve . alors 50 bonnes raisons de rester bien campée dans mes souvenirs teintés de milles couleurs et aux odeurs de terre fraîchement éveillée et nourrie abondamment  d'or brun. 

J’ose espérer que ce froid n’aura pas été fatal et pouvoir revoir en juin prochain les narcisses caresser de leurs pétales leurs compagnes avoisinantes….

hosta 10

 

 

Esce que ces vieux amis assis confortablement   au pied du bonsaï  intitulé      souvenir de voyage «     discuteront au réveil de leur prochain printemps de cette fameuse  nuit où il a fait si froid....

 

  Chose certaine, tout l'été, beau temps, mauvais temps on les voit partageant et discutant inlassablement sous le même arbre.  Même que souvent on s'approche d'eux ouvrant l'oreille à leurs propos.

 

 

 

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« Si on étudie l'art japonais, alors on voit un homme inconstestablement sage, et philosophe et intelligent, qui passe son temps à quoi? à étudier la distance de la Terre à la lune ? non, à étudier la politique? non, il étudie un seul brin d'herbe. Mais ce brin d'herbe lui porte à dessiner toutes les plantes, ensuite les saisons, les grands aspects des paysages, enfin les animaux, puis la figure humaine. Il passe ainsi sa vie et la vie est trop courte à faire le tout. Voyons cela n'est-ce pas presque une vraie religion, ce que nous enseignent ces Japonais si simples et qui vivent la nature comme si eux-mêmes étaient des fleurs.

 extrait: Vincent Vangogh, fin septembre 1888

 

 

Pourquoi la neige est blanche , ne pourrait-e-elle pas être Bleu, rose, fushia....

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Publié le 23 Janvier 2011

TON CORPS EST UN JARDIN

Tel un temple

Lorsque ton corps ouvre ses portes

Que ton désir répond au mien

Que tes bras s'ouvrent à ma présence

J'ai l'impression de rêver.

 

Telle une déesse

Lorsque ton sourire dissipe les nuages

Que la lumière de tes yeux éclaire ma nuit

que ta parole annonce le beau temps

J'ai l'impression de rêver.

 

Et pourtant

Ce n'est point un rêve,

Cette déesse habite

Dans ce beau temple ouvert

à ma passion et à mon amour !

 

 

 

                                        Sculpture et texte de Jacques Pelletier

ton co10                    Oeuvre intégrée au jardin            

 

 

Tu es le fruit exquis de l’Arbre qui génère.
Ton goût est tentateur, ton parfum enivrant,
La plus grande merveille, troublante et sensuelle,
De ce qui est sur terre.


Extrait : Cantique des Cantiques.

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Publié le 22 Janvier 2011

Il fait un froid Sibérien  ou tout simplement Abitibien  -32 degré... ....  Pas question de sortir dehors.... je demeure l'esprit bien au chaud de mon  printemps 2010 .

 

 On dit  de la pétasite japonicus giganteus Vivace rhizomateuse de milieu humide à denses inflorescences en forme de cône, regroupant de petits capitules floraux blanc jaunâtre apparaissant avant les énormes feuilles vert clair. Elle colonise rapidement l'espace. Vivaces rhizomateuses, monoïques.
. Feuilles réniformes, irrégulièrement dentées, 80 cm de long, duveteuses dessus, sur des tiges de 1 m de long. Inflorescence en corymbes densément groupés. Fleurs blanc jaunâtre, de 1,5 cm, à bractées oblongues en dessous, avant les feuilles.

Exposition à mi-ombre ou à l‘ombre. Sol ordinaire, humifère, acide (non calcaire), frais à humide. Rustique, au moins jusqu'à -20°C.

 

Je suis à peu près d'accord sur tout ce qu'on dit d'elle.... Rhizomateuse.. Oh! que oui...Rustique jusqu'à 20 C..Absolument pas. Selon mon expérience, cette vivace vit très bien en zone 2 dans une situation protégée par une bonne couche de neige.  

                                                                                                                              

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Si j'avance en mode rapide ma cassette souvenir de cette plante pour voir de quoi elle a l'air quelques semaines plus tard.... je la vois très bien adaptée à notre climat. ... 

petasi11                                                                                      

Je me rappelle qu'en cette période je me questionnais  au sujet de  cette plante  introduite la saison précédente. L'expérience s'acquiert au fil des essais - erreurs. Il faut oser, tenter, essayer.. Alors, j'ose, je tente et j'essaie!

  La saponaire ocymoide...certaines références la classe  bi- annuelle et d'autres  vivace ,Rustique, au moins jusqu'à -20°C. , c'est à dire... pas chez nous...
S'aura-t-elle vivre ou survivre chez moi.... Se comportera-t-elle comme une annuelle se ressemant par ses semences...ou sera-t-elle tout simplement non-rustique . Chose certaine, lorsque j'ai vu pleins de jeunes pousses et peu de plants mères j'ai bien cru que ce tableau serait fort dégarni le temps venu . Je me suis trompée, la floraison a été généreuse. Reste à savoir maintenant si ellesurvivra à  une autre saison de froidure surtout  avec la mince couche de neige que nous avons cette saison.  Cela je le saurais dans quelques mois...

 

sedum 12

         Quelques fragments de beauté    se trouvent là au plus proche,

                      Nous pouvons apprendre à les regarder

                        

                              Belle petite fleur

                            Je te butine goulûment

                           Tes pétales frémissent 

                                            @ Jacques Pelletier     

                            


Les pierres au jardin

Racontent aux jeunes fleurs

Leur vie millénaire

               @ Francyne Plante

 

 

                        

 

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Publié le 21 Janvier 2011

Je regarde par la fenêtre et dehors tout est figé, tout est blanc ou presque....Il y a bien ces grands miscanthus purpurascens qui dépasse de plusieurs têtes la couche de neige plutôt mince cette saison.. . Ces mêmes miscanthus qui ont été jadis le sujet de grandes discussions à leurs propos... étaient -ils membres ou non de la grande  famille des « Sinensis ». 

 Peu m' importe qu'on les retrouve depuis la conclusion de cette interrogation  bien isolés dans les index des encyclopédie, qu'ils soient des sinensis ou pas...  cela n'a aucune incidence sur leur beauté....

 

Malgré la froidure leurs inflorescences encore présentes sur leurs longues tiges dansent tendrement  , brisant le silence  du temps suspendu.

 

 

Miscanthus gracieux

Ton plumeau vise les cieux

Soit béni des Dieux.

                             

            @ Jacques Pelletier

 


Je regarde par la fenêtre et tout à coup ce blanc se pare  de couleurs, de printemps et d'été. Je m'assois et revoit en pensée l'année qui vient à peine de se terminer.. Ne dit-on pas que pour savoir où l'on va il faut savoir d'où l'on vient....alors quoi de mieux afin d'apporter les correctifs nécessaires, que de prendre un  recul  visuel réel  sur la saison 2010.....Dehors, il fait froid.... C'est bon de rester au chaud...

 

Et me voilà propulsée au 7 avril 2010.... nous proclamons la saison ouverte... c'est une première depuis que je jardine que de commencer si tôt le grand nettoyage de printemps... Mon doux... nous sommes en plein hiver, on annonce des -37 degré pour la prochaine nuit et je parle de printemps.... La chaleur me monte aux joues  . J'observe beaucoup de pousses partout sur le terrain, les véroniques s'apprêtent à ouvrir leurs bourgeons...  Wow! cela mérite de passer à l'histoire....

 

Je vis et jardine en zone 2, donc la plus grande majorité du nettoyage se fait au printemps...histoire de laisser une couche supplémentaire de protection au sol pour les plantes hors-zones.... en fait .. presque la totalité des végétaux du jardin.

 

 

L'homme ! ses jours sont comme l'herbe,

Il fleurit comme la fleur des champs

que le vent passe, elle n'est plus,

et la place où elle était l'a oubliée!

 

Psaume 103

 

 

Certaines plantes se comportent  au printemps comme des stars de cinéma au lever du jour.. toujours fraîches... toujours belles...

Le sedum angelina reflexum et les sempervivum sont de ceux là. J'affectionne beaucoup les sempervivum.. quoique j'en possède déjà plusieurs cultivars,  j'ai bel et bien l'intention d'en acquérir de nouveaux .

 

sedum 11


 



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Publié le 17 Janvier 2011

 

Le haïku (俳句, haiku?), terme créé par le poète et théoricien Shiki Masaoka (1867-1902), est une forme poétique très codifiée d'origine japonaise, à forte composante symbolique, et dont la paternité, dans son esprit actuel, est attribuée au poète Bashō Matsuo (1644-1694). Le haïku tire son origine du tanka (ou waka) de 31 mores (un découpage des sons plus fin que les syllabes) composé d'un hokku de 17 mores et un verset de 14 mores. Bashō Matsuo isola les modules et ne conserva que celui de 17 mores, qu'on appelait le hokku ou le haïkaï.

Il s'agit d'un petit poème extrêmement bref visant à dire l'évanescence des choses. Encore appelé haïkaï (d'après le haïkaï no renga ou haïkaï-renga, forme antérieure plus triviale développée par Sōkan au XVIe siècle) ou hokku (son nom d'origine), ce poème comporte traditionnellement 17 mores en trois segments 5-7-5, et est calligraphié sur une seule ligne verticale. Le haïku doit donner une notion de saison (le kigo) et doit comporter une césure (le kireji). Si le haïku n'indique ni saison, ni moment particulier, on l'appellera un moki.

Les haïkus ne sont connus en Occident que depuis le tout début du XXe siècle. Les écrivains occidentaux ont alors tenté de s'inspirer de cette forme de poésie brève. La plupart du temps, ils ont choisi de transposer le haïku japonais, qui s'écrivait sur une seule colonne sous la forme d'un tercet de 3 vers de 5, 7 et 5 syllabes pour les haïkus occidentaux. Quand on compose un haïku en français, on remplace en général les mores par des syllabes ; cependant, une syllabe française peut contenir jusqu'à trois mores, ce qui engendre des poèmes irréguliers.

La personne écrivant des haïkus est appelé haijin (俳人, haijin?), ou parfois également « haïdjin » ou « haïkiste ».

 

Référence: wikipédia:le haïku

 

 

Casses-Pieds.

La revue du poème bref N :1 mai 2006

 

 

                     La chaise de soleil

                S’ennuie seule

                 Sous la pluie


 

                 Le sureau maternel

                    Caresse au passage

                    Le nuage blanc

 

 

                    La nuit respire

                     L’arôme des phlox

                       Erre au jardin

 

                                                                                             @ Francyne Plante

 

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             Le matou ronronne

              Lorsque la chatte s’étire

                Préambule d’amour


                                                                                                @ Jacques Pelletier

 

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Casse-pieds.

La Revue du poème bref, N:2, septembre 2006

 


             Genoux par terre,

           Humant l'odeur de l'été

            Je sème la vie.


 

          Cinq heures du matin

       La nuit est calme

             Le frigo dérange le silence

 

                                                                                                       @ Framcyne Plante

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Casse- pieds

La revue du poème bref, N:3, Janvier 2007

 

       Secret compagnon

         Jardin étrange de mon âme

   Un fantôme veille

 

        Le vent chante

             Mes anciennes passions

        J'écoute et je souris

 

                                                                                                                @ Jacques Pelletier  

 

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Publié le 15 Janvier 2011

Vendredi p.m

Verre de vin à la main

Savourer le temps

 

@Francyne Plante

 

Publié dans Regards de femmes

haïkus francophones, Edition adage

 

Regards de femmes,haïkus francophones

 


Recueil sous la direction de Janick Belleau (Québec)
haïkus francophones

Il est courant de réaliser des anthologies thématiques de haïkus. Sur le sport, sur la faune, la flore, sur une saison particulière, sur la Route... Le haïku explore ainsi des territoires connus, y promène le lecteur, lui permet de découvrir comment les autres voient ces domaines, territoires. Il existe pourtant un territoire si proche, si quotidien et si inconnu pour les hommes. Comment vit et pense, quel est le regard porté sur les choses par l'autre moitié du Monde ?

Le livre ouvert, on comprend tout de suite que l'on entre dans un monde différent de celui des hommes. Le recueil s'organise selon sur les thèmes forts : l'amitié, la famille, les passages de la vie, la société sans fard, l'avenir de la Terre... Un discours qui, malgré les touches minuscules du haïku, parle du socle de nos préoccupations : l'angoisse du temps qui passe, la relation aux autres, le regard qu'on leur porte, la famille, la place que l'on occupe dans le Monde au sens physique du terme... Une écriture libre, simple, apaisée, parfois drôle, toujours intime, mais surtout réaliste et incisive sur les injustices.

Ma mère a été parmi les fondatrices du parti féministe en Belgique vers 1970. J'ai baigné dans ce monde. J'ai toujours été fasciné par le fait que les femmes pouvaient constituer un monde fermé difficile à comprendre pour un homme.

Ce recueil est pour moi une occasion rare de découvrir ce regard autre. J'ai beau vivre avec une femme depuis plus de 30 ans, je ne sais pas ce qu'elle "regarde", qu'elles sont les "images" qui ont de l'importance dans le regard qu'elle porte sur le monde, ce qu'elle en retient...

C'est un peu le Monde vu par dessus son épaule.

Au fil des pages, ce regard différent ....





    
livrfemmes

       Editions AFH (France) - Adage (Québec), 2008
       ISBN 978-2-921956-30-7 - (Adage - Montréal)
       ISBN 978-2-9522178-2-8 - (AFH - Lyon)

-      86 auteures
-      283 poèmes courts inédits
-      14 illustrations et photographies
-      une étude de Janick Belleau :

"      Francophone et féminin, le haïku"
-     160 pages, format 20.2 x 12.7 cm

      Pour commander :
      en Europe : afh CHEZ afhaiku.org ; 14 euros
      en Amérique du Nord : janick_belleau CHEZ yahoo.ca ;

        22 CAD TTC

 

 



 

                     Boue de printemps-

           » C'est le siècle des femes »

              à ce qu'ils racontent !

 

                           Tsukako Shiraishi

 

 

    Les haïkus de ce recueil parlent de l'amitié,

    de la famille,    des passages de la vie,

    de la société et de la planète.

    Chacun est un fragment de vie d'une femme

    d'aujourd'Hui.

 

    Les auteurs vivent sous divers cieux: 35 %

    d'entre elles     en France, 50 % au Québec,

    15 % dans une autre des provinces canadien

    nes     ( Colombie- Britannique,    Manitoba

    et Nouveau-    Brunswick ), en Belgique,en

    Algérie , à l'île de    la Réunion, en Tunisie, 

    en Chine, en Inde ou aux    Étas-Unis d'Amé

    rique.

 

    Ça et là, des illustrations et des photographies

   évocatrices sinon inspiratrices des poèmes.

 

   Bref, tout à la fois rassembleur et propagateur

   d'éléments    des sensibilités féminines

    contemporaines, Regards de femmes

   est promis à un bel avenir de » livre » voyageur

 


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Publié le 13 Janvier 2011

Depuis des millénaires elle attendait, enfouie sous la terre.
Un jour je l'ai trouvée, et depuis à chaque coup de lime, jour après jour, mois après mois, sous mes doigts elle prend vie, je l'entends presque respirée.
L'oeuvre existe pour elle-même, un livre raconté à coup de marteau, une naissance dans la poussière m’a dit un jour une amie. Elle avait  bien  compris.

 

Espèce minéral..on me dit sans vie... qu'on me touche pour voir!


Il y a le temps ou le besoin d'intimité entre l'artiste et la matière qui accepte d'être  mise-à-nue est primordiale jusqu'au jour où la sculpture terminée, racontent des histoires différentes à tous ceux qui prendront le temps de s’arrêter pour la lire.. En autant que l’artiste accepte que l’œuvre parle d’elle-même.  Ce temps est venu.

 

Pour nous notre jardin sans ses sculptures se sentirait bien seul...
Pour nous nos sculptures sans les fleurs du jardin se sentiraient bien triste...
Les unes côtoient et consolent les autres.... se tiennent mutuellement compagnie

 

 

 

Over dose d'amour transporte la sienne, son histoire  ,  au long  des saisons, son discours demeure le même, peu importe le temps qui passe, le temps qu'il fait.

 

Le cœur rempli d’amour, je me tendis les bras. Étant à l’écoute de mon âme, éblouit par la beauté de la vie, envahit de la tendresse du cœur, je me suis lancée avec moi-même dans un échange amoureux me prodiguant une overdose d’amour. Proclamera--elle du haut de son socle. 

 

texte de : Francyne Plante

co-création de nos quatres mains créatrices

 

  C'est connu, le printemps est tardif en Zone 2 ( Abitibi) .  Alors, nous sommes triplement  heureux , elle, lui et moi de voir s'épanouir et fleurir les premiers bourgons .. Je le sais,nous sommes en Janvier... Overd'ose d'amour est sous la neige. Oh! comme elle doit avoir  froid.                           

overdose-d-amour-.JPGAlors, je m'empresse de lui faire parvenir ces souvenirs de printemps  et d'été ou la terre déborde de joie et de myosotis. De la savoir bien entourée de ses compagnes » astilbes Chinensis et hemecorallis» qui elles aussi sommeillent à ses côtés, lui tenant compagnie dans ses rêves hivernaux. . Ces images puissent-t-elles la réchauffer et nous faire patienter encore quelques mois. hémérocalle, astilbe chinensis, overdose d'amour 24 juill

overdose d'amour, sculpture au jardin le 11 juin 2008

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Rédigé par les jardins a fleur de peau.

Publié dans #Les âmes du jardin

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Publié le 9 Janvier 2011

 

Ça y est, je me lance , si nous étions en été je pourrais dire...je plonge à pleines mains  dans la terre,  à l'automne, je me roule dans les feuilles , mais comme nous sommes au tout début de janvier, que je suis frileuse et que mon coeur bât au diapason avec les plantes  qui actuellement hibernent et dorment sagement sous la neige.. 

 

  Alors je fais comme elles, je me réfugie au chaud de  l'atelier pour caresser de nouvelles pierres, de vertes serpentines ou de noires  stéatites  ou peut-être   couper du verre qui deviendront selon mon humeur sculpture ou lumière et viendront  enrichir   la collection de sculptures au jardin ou devenir coup de coeur .

 

En fait je dis » Je » mais le » JE » et le » LUI » s'entremêlent et s'associent comme deux couleurs primaires pour devenir le » NOUS » qui s'active , butine et fertilise  nos passions communes .

 

La pensée créée alors nous pensons beaucoup..

 

 Parmi tous ces blogs intéressants avec des colonnes bien remplies d'archives, de sujets captivants , de liens attachants . Écrire un premier article est intimidant...

 

Tout comme le jour ou j'ai planté ma première fleur qui elle aussi devait se sentir   perdue dans un vaste espace à naturaliser alors je brave ma zone de confort et je sème mes premiers mots.....qui je l'espère deviendront phrase et paragraphe à leur tour .

 

Comme il faut bien commencer quelque part , j'ai donc décidé de vous partager une expérience un  moment de bonheur du 24 juillet dernier.

 

Cette année Val d'or a eu 75 ans , en tant qu'artistes et citoyens nous avons  eu le désir et le plaisir de nous impliquer à notre manière dans les festivités.

 

link logo 75 ieme

 

Certains reçoivent au salon, d'autres attablés à la cuisine, nous , c'est au jardin que cela se passe.

 

le portail aux 5 dragons, le lettré sculpture de pierre Ja

 

 

 

 

La collectivité a donc  été  invitée à participer

à une journée de délectation,de détente, de rencontres et de découvertes multiples au jardin.

 

L'arôme des fleurs, le souffle des dragons se sont mêlés à la musique, la peinture, la sculpture ,les bonsaïs , les rires et les émotions  de toutes sortes présentes au rendez-vous.

 

En fait, nous étions bien tous et toutes A Fleur de peau.

 

Confortablement installée entres les cannas tropicana  et les pétunias intégrifolia , l'artiste peintre Micheline Plante prépare sa palette de couleurs .

 

Sera t-elle inspirée par le doux parfum émanant du dahlia Halifax qui regarde par- dessus  son épaule ?

 

 

fête champêtre micheline plante 1

 

link vers son portefolio

 

Je ne vous cache pas que la nuit précédente avait été longue, nous étions plusieurs à avoir souffler sur les nuages annonciateurs d'orages pour les repousser plus loin.  Milles excuses pour ceux qui ont reçu la forte pluie qui nous était destinée.

 

  Une pure journée d'errance à travers plates-bandes, partager avec des artistes d'ici qui ont fait pour le plaisir des visiteurs des performances en direct.  Ici, on voit l'artiste multidisciplinaire Dany Aubé  au coeur du Jardin des bonsaïs expliquer sous l'oreille attentive de Boudha sa technique et son oeuvre à des femmes qui se montrent fortement intéressées.                                       

 

                                                                                                        

 

fête champêtre 273 Dany Aubé, Artiste Peintre est


 

 

Initiatrice de la peinture sur panneau à lamelles orientées.

Un produit végétal transformé à partir de bouleau blanc et de peuplier fabriqué par Norbod dans la région de l'Abitibi.

 

 

 

 

 

                   Figurative son ouvrage se précise autour de la vie végétale, animale et humaine .

 

fête champêtre 270

 

                        link  vers son portefolio

 

 

 

 

 

i.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les  amateurs d'art et de jardins ne craignent pas la température annoncée ..Certains apportent leur parapluie ... Au cas où ....  Sous un couvert nuageux , animé d'une musique d'ambiance, ils parcourent le jardin  le soleil dans les yeux  . Heureusement pour nous, les nuages se sont retenus jusqu'à tard en après-midi avant de déverser leur trop plein sur nous, épargnant les prévoyants.

 

 

 

Sensation

 

Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,

Picoté par les blés, fouler l'herbe menue;

Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds

Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

 

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien;

Mais l'amour infini me montera dans l'âme,

et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien

Par la Nature,- heureux comme avec une femme

 

                                                              Arthur Rimbaud mars 1870

Errer à travers les plates-bandes

 

 

 Sylvie Poulin, Vitrailliste,

Je m'inspire de mon environnement ainsi que des paysages rencontrés

diras-elle....

 

 

fête champêtre sylvie poulin 1

 

 

                   Mariane Dumas,

                 artiste aux talents

                 multiples                           

 

 

                           link www.mariannedumas.com

 

 

 

fête champêtre Marianne Dumas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

link de son portefolio

 

 

 

 

Certains ont même laissé des traces qui ont perduré quelques semaines et ont été l’objet de bien de questionnements et d’étonnement. Un sorbier qui donne des fruits bleus et bien !

 

 

Heureusement que Christian Ponton avait quelques tabeaux en réserve... sinon toutes les végétaux  du jardin auraient goutés à l'azur de son pinceau

 

Je me plais souvent à dire que les fleurs de mon jardin sont humaines et aiment se sentir vues, aimées, admirées.

Alors, elles nous  rendent notre regard portée sur elles aux centuples , elles sont belles et sentent bonnes.

 

 

 

fête champêtre 284

 

  fête champêtre christian ponton. …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

link pour son portefolio 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Afin d’immortaliser cette journée de partage ,des cartes postales à l'image des lieux d’hier et d’aujourd’hui ont étés créés et mis en vente.  La totalité des profits 2010 ont été remis à La Maison de la famille de Val-d’Or.

 

 

 

 

carte-postale-un-moment-de-bonheur-3.jpg

 

 

                                          Après avoir partager une magnifique journée.. sourire tout le monde.... clic... clic..

 

photomontage

 

 

Par: Francyne Plante alias Fleur de Peau

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Rédigé par les jardins a fleur de peau.

Publié dans #Un moment de bonheur à partager

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